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Modèles communautaires de programmes et de pratiques de réduction des méfaits au Canada

Comité consultatif national

Mandat

Le Comité consultatif national sera composé d’au plus 12 membres. Chacune des cinq régions géographiques du Canada y sera représentée. En particulier, le Comité sera composé de personnes qui utilisent des drogues, représentants d’organismes communautaires de lutte contre le VIH/sida impliqués dans la réduction des méfaits, représentants d’organismes communautaires de réduction des méfaits, la conseillère de projet de la Société canadienne du sida et un représentant du Réseau canadien de la réduction des méfaits.

Le travail du Comité se fera par conférences téléphoniques. Nous prévoyons un maximum de six conférences téléphoniques (d’environ une heure trente chacune) pour l’ensemble de la durée du projet.

Le Comité consultatif national a pour raison d’être de fournir des recommandations sur le développement et le contenu de tous les aspects du projet. Il a comme rôles de :
  • Fournir des orientations, des conseils et des commentaires sur les activités et les résultats à la conseillère du projet.
  • Participer activement aux conférences téléphoniques ainsi qu’au développement et à la réalisation du projet.
  • Aider à la sélection de huit à dix villes qui serviront de sites de recherche.
  • Faciliter, si possible, les contacts avec des intervenants clés dans les villes sélectionnées.
  • Fournir des conseils et points de vue quant à du matériel et à des programmes de réduction des méfaits pertinents au projet.
  • Commenter les outils de sondage, les plans de travail, les stratégies de communication et de dissémination et l’évaluation du projet.
  • S’assurer que les activités du projet respectent les normes de pratiques exemplaires.
  • Examiner les progrès des activités et les résultats du projet et fournir des commentaires au besoin.
  • Maintenir la portée du projet, dans l’éventualité où des questions émergentes nécessiteraient de considérer des changements.
  • Réagir à tout enjeu qui a d’importantes implications pour le projet.
  • Participer dans la mesure du possible à la dissémination de l’information et aux activités de réseautage.
  • Promouvoir l’implication de personnes qui utilisent des drogues, dans le cadre du projet.

Membres

Patricia Bacon
Patricia Bacon a un doctorat en sexualité humaine. Elle est la directrice générale de Blood Ties Four Directions Centre, l’organisation du VIH/sida et de l’hépatite C du Yukon. Elle enseigne aussi la sexualité humaine au collège Yukon et travaille en pratique privée comme conseillère avec des individus et des couples sur des questions d’intimité et de sexualité. En tant que sexologue et pluraliste, Patricia défend fortement les principes de réduction des méfaits et encourage le respect et l’acceptation de la diversité sexuelle et de divers styles de vie.

Lynne Belle-Isle
Lynne Belle-Isle est conseillère à la Société canadienne du sida depuis 2004, où elle a travaillé sur la réduction des méfaits, les enjeux dans les prisons, l’utilisation du cannabis à des fins médicinales, l’épidémiologie et la surveillance. Elle était responsable du projet sur le cannabis comme thérapie pour les personnes vivant avec le VIH/sida et présidait le Comité directeur national. Un document de politique avec des recommandations pour aborder les obstacles à l’accès a été produit dans le cadre de ce projet, ainsi qu’une série de feuillets d’information pour fournir de l’information aux personnes vivant avec le VIH/sida sur l’utilisation du cannabis à des fins médicinales. Elle est très intéressée aux politiques reliées à l’utilisation de drogues et à la réduction des méfaits et est très heureuse de travailler sur ce projet en collaboration avec le Canadian Harm Reduction Network (Réseau canadien pour la réduction des méfaits) et avec le Comité aviseur national. Lynne a travaillé comme épidémiologiste pour 8 ans avant de travailler dans un organisme communautaire en 2002.

Walter Cavalieri
Je suis le fondateur et le directeur du Canadian Harm Reduction Network, et l’ancien président du conseil d’administration du Toronto Harm Reduction Task Force. Depuis les années 1980, je pratique, promeus et fait de la recherche sur la réduction des méfaits comme principe de base pour les collaborations thérapeutiques avec les personnes et communautés pour lesquelles l’utilisation de drogues est problématique. J’ai développé et, pour huit ans, géré le premier programme de réduction des méfaits « de rue » dans un centre communautaire de santé à Toronto, avec des employés qui étaient des utilisateurs des drogues illégales. Ce centre fut aussi le premier à offrir un groupe de soutien d’utilisateurs. Le programme, ainsi que le groupe d’utilisateurs, ont reçu de l’attention internationale lors du lancement du vidéo « FIT », un vidéo sur la réduction des méfaits liée à l’utilisation plus sécuritaire de drogues produit par et pour les utilisateurs. FIT a été visionné pour la première fois à la conférence internationale sur la réduction des méfaits en 1994 et a été utilisé dans plusieurs pays à travers le monde. Le gouvernement de la Finlande l’a traduit et l’a beaucoup utilisé pour des formations à travers la Finlande.

Après mon départ du centre de santé, j’ai travaillé avec une équipe d’experts utilisateurs de drogues sur le design de cinq petits programmes d’extension à Toronto pour le Bureau du sida du ministère de la santé de l’Ontario. Ces programmes opèrent toujours depuis sept ans.

Entre 1999 et 2004, j’étais un chercheur et j’agissait comme liaison avec la communauté et le HIV Social, Behavioural and Epidemiological Studies Unit (l’unité d’études sociales, comportementales et épidémiologiques sur le VIH) de l’université de Toronto. À cette unité, j’ai fais de la recherche de terrain qualitative sur l’utilisation de drogues injectables et sur la pespective des utilisateurs de drogues en ce qui a trait aux services et à leur besoin de services, ainsi que de la recherche ethnographique sur l’injection de la crack-cocaïne. Récemment, j’ai développé un programme de formation pour les conseillers-pairs en santé mentale qui oeuvrent dans les programmes d’extension, ainsi qu’un programme de réduction des méfaits pour une communauté à Toronto, en réponse à cette recherche. À l’université de Toronto, je suis activement impliqué à amener la perspective communautaire à l’éducation des futurs médecins.

Je travaille présentement avec un comité communautaire sur le développement d’un programme de formation en ligne sur la réduction des méfaits, qui sera offert par l’université York.

J’ai participé au design des stratégies sur les drogues du Canada et de Toronto, et je joue un rôle semblable dans le développement d’une stratégie sur les drogues en Ontario. J’étais un membre du conseil aviseur communautaire du programme défunt pour la prescription d’héroïne, du groupe de planification du premier forum canadien sur le crack cocaïne, et du comité aviseur communautaire pour la campagne canadienne pour éduquer les jeunes au sujet des risques potentiels de conduire sous l’effet du cannabis.

Je suis employé du Centre for Student Development and Counselling (centre de développement et de counselling pour les étudiants) à l’université Ryerson depuis neuf ans. En plus de counselling et de thérapie personnels, mon travail concentre à développer les soutiens et les ressources pour les étudiants « queer » et pour les adultes aux études.

Avant de devenir travailleur social, j’ai passé 20 ans comme professionnel en théâtre, et j’ai travaillé à New York et à travers le Canada comme gérant de scène et de production, comme éducateur, et dans les relations publiques et dans le marketing du théâtre.

Mario Gagnon
Mon nom est Mario Gagnon. Je suis un ex-utilisateur de drogues, sobres depuis maintenant 17 ans. Je possède une grande expérience de plus de 15 ans dans l’application de l’approche de la réduction des méfaits. En effet j’ai agit a titre d’intervenant pour l’organisme Point de Repères de 1991 à 2004 et depuis j’assure la direction de l’organisme. Point de repères est un organisme communautaire de ville de Québec dont la mission est la promotion de la santé, la prévention, la dispense de soins et de services en regard des infections transmissibles sexuellement et/ou par le sang [ITSS] ainsi qu’en regard de la toxicomanie. De plus j’ai siégé au sein pendant près de deux ans au sein du conseil d’administration de l’association drogue et droit et je participe comme chercheur dans le cadre d’un projet visant la mobilisation d’utilisateurs de drogues par injection dans le contexte de la prévention du VIH/SIDA.

Cindy MacIsaac
J’ai travaillé dans la gestion de l’hospitalité, employée des hôtels Canadian Pacific, de l’est à l’ouest et de retour à l’est. J’étais instructrice de haute cuisine à l’institut culinaire du collège Holland College, à l’Ile-du-Prince-Edouard. J’ai commencé à consommer plus de vin et d’appéritifs que je versais ! … ce qui m’a ramené chez moi à Halifax afin de changer mon cheminement. Suite à plusieurs essais au rétablissement (réduction des méfaits), j’ai finalement lâché toute drogue et alcool le 2 février 1997, « Ground Hog Day », journée significative pour moi. Je suis sortie de la noirceur et j’ai vu la clarté.

Je suis retournée au collège pour étudier en services humains au collège communautaire de la Nouvelle-Écosse à Truro. J’ai pris plusieurs cours de formation en counselling à l’école de travail social Dalhousie. J’ai commencé à travailler à Direction 180 en avril 2001, comme travailleuse de soutien de pairs. On m’a vite convaincu à gérer le programme, et j’ai par la suite développé et mis en eouvre 15 initiatives pour améliorer nos services afin de répondre aux besoins de nos clients. Maintenant dans ma sixième année, je continue à croître et à évoluer de la même façon que les autres employés et les clients. Mon plus grand ajustement c’est d’avoir la « Happy Hour » le matin.

P.S.: J’aime beaucoup les souliers, c’est comme de la nourriture pour mon âme. J’ai trois chats noirs, un chien et un mari.

Gillian Maxwell
Gillian est la présidente de Keeping the Door Open: Dialogues on Drug Use (KDO) (Gardons la porte ouverte: Dialogues sur l’utilisation de drogues) depuis 2002. KDO est une coalition multi-sectorielle qui organise des dialogues sur l’utilisation problématique de substances et qui contribue aux politiques publiques.

Gillian est aussi la porte-parole pour la Campaign for Community Safety (campagne pour la sécurité communautaire) qui a été établie en 2006 pour revendiquer le statut permanent du site d’injection supervisé à Vancouver, nommé Insite. Elle est régulièrement conférencière au sujet des initiatives sur la réduction des méfaits lors de conférences internationales.

Comme coordonnatrice régionale pour l’école canadienne de fonction publique (Direxion), Gillian organise des visites d’apprentissage pour les participants du programme de développement de carrière qui étudient la revitalisation économique du centre-ville est de Vancouver, par l’entremise de Vancouver Agreement (Entente Vancouver).

Comme membre fondateur du conseil d’administration de la société de santé Strathcona, elle supervise une clinique dentaire communautaire dans l’école Strathcona, ouverte depuis septembre 2002, et qui fonctionne avec succès comme modèle d’une entreprise sociale. La clinique offre des soins dentaires surtout aux enfants et à leurs familles dans le centre-ville est, où plusieurs obstacles socio-économiques et culturels les empêchent de recevoir des soins dentaires.

Gillian a une formation en médiation et en négotiation. Elle est entrepreneure à Vancouver depuis 20 ans, avec une gamme d’expérience en animation, médiation, coaching, discours public, marketing, promotion, réseautage, plaidoyer, et organisation d’événements publics. Elle réside dans le centre-ville est de Vancouver depuis 1996.

Gillian était sous contrat avec la Fondation Vancouver Foundation comme agente de levée de fonds pour le Four Pillars Fund (fonds des quatres pilliers) de 2003 à 2005.

Son bénévolat comprend :
Ancienne présidente de l’Association des résidents de Strathcona
Ancien membre du Comité de santé communautaire
Ancien membre du conseil d’administration de la police de Vancouver de mai 2000 à juin 2003
Ancien membre du conseil d’administration de AIDS Vancouver (Sida Vancouver) de 2003 à 2006

Marjorie McNeill
Marj McNeill est infirmière depuis 32 ans, et 29 de ces années dans les Territoires du Nord-Ouest et dans le nord du Manitoba. Elle travaille présentement comme infirmière en soins de santé primaires avec les autorités de santé régionales du nord du Manitoba, à Flin Flon.

Marj est la présidente du réseau « Play It Safer » depuis 2001. Le réseau Play It Safer est un réseau d’individus et d’organismes dans le nord-ouest du Manitoba et dans le nord-est de la Saskatchewan (72 000 km2). Le but de ce réseau est de mettre en oeuvre une stratégie communautaire pour aborder le VIH/sida, les ITS, l’hépatite C, et la réduction des méfaits par l’entremise d’éducation, de prévention, de traitement, et de soutiens médicaux et sociaux.

Marj est aussi la co-présidente du réseau manitobain de la réduction des méfaits depuis 2005. Depuis que Marjorie est co-présidente, le réseau a développé un curriculum pour les fournisseurs de services afin qu’ils puissent intégrer la réduction des méfaits dans leur travail. Ceci fut présenté au gouvernment provincial sur les liens entre le logement, les sans abri, et le VIH et d’autres infections transmises par le sang. Ce curriculum comprenait aussi le développement de lignes directrices pour les politiques des organismes qui veulent développer des politiques de réduction des méfaits dans leur milieu de travail. Elle est active dans le réseau depuis plusieurs années comme membre du groupe de travail sur les politiques et les pratiques et en tant que représentante du nord au comité de coordination. Elle a aussi travaillé à amener des pairs du nord au réseau comme conférencier dans une variété de contextes.

Chantale Perron
Ex- consommatrice d’héroïne depuis 11 ans, Chantale Perron vit depuis 1992 avec le VIH et l’hépatite C. C’est ce qui l’a poussée à s’impliquer et par la suite à travailler chez GEIPSI (Groupe d’Entraide à l’Intention des Personnes Séropositives et Itinérantes ayant un vécu lié à la toxicomanie), puis au CPAVIH (Comité des Personnes Atteintes du VIH du Québec) de 1998 à 2002. En 2005-2006, elle a coordonné le comité carcéral sur la situation des services VIH-VHC aux détenus des pénitenciers fédéraux au Québec. Depuis quelques mois, elle est de retour au CPAVIH, où elle est désormais responsable d’un projet carcéral -ITSS (Infections Transmissibles Sexuellement et par le Sang). Au cours des années, Chantale Perron s’est spécialisée dans la vulgarisation de l’information sur le VIH-sida, l’hépatite C et la réduction des méfaits liés à l’usage des drogues. On la connaît aussi comme une militante convaincue, pour la défense des personnes vivant avec le VIH et des Usagers de Drogues. En 2001, elle a fondé le premier journal québécois entièrement fait par et pour les usagers de drogues, le Pusher d’Infos, qui a obtenu un immense succès. La reconnaissance de son travail et de sa détermination a été soulignée quand la Fondation Farha lui a remis en 2001, le prix Hommage aux Héros.

Ryta Peschka
Ryta amène 20 ans d’expérience d’une perspective communautaire et à but non lucratif, dont 15 ans ont été dédiées au domaine de l’utilisation de substances à titre d’éducatrice, de conseillère, d’animatrice, et travailleuse dans le développement de programmes. Depuis neuf ans, Ryta travaille exclusivement avec la population d’utilisateurs de drogues injectables, offrant des services de première ligne et développant et mettant en œuvre des stratégies de réduction des méfaits. Elle a présenté ce travail à divers niveaux de gouvernement. Elle enseigne à un collège local depuis 4 ans, dans le programme de gestion de crises et psychologie humaine. En 2005, elle a développé et enseigné le premier cours d’introduction sur la réduction des méfaits.

Carol Romanow
Je considère toujours que mon plus grand accomplissement est d’avoir eu cinq enfants, cinq garçons entre 42 et 28 ans. J’ai quatre petits garçons et une petite fille. J’ai 61 ans et je viens de l’école de pensée qui croît au dicton « Rien à notre sujet sans nous », que cela s’applique ou non aux femmes, aux personnes handicapées, ou dans ce cas, aux personnes qui choisissent d’utiliser des drogues. J’ai toujours cru que nous devons marcher un mile dans les souliers de quelqu’un avant de pouvoir comprendre ou apprécier quelles expériences ces personnes ont vécu.

Comme personne qui a réussi à combattre une habitude et à survivre sans d’autres complications sérieuses, sauf pour les cicatrices que je ressens sur mon coeur et l’hépatite C, je crois fortement dans la réduction des méfaits, la décriminalisation et la régulation.

Je travaille présentement à temps partiel pour un programme mobile d’échange de seringues pour V.A.R.C.S. et je suis sur le conseil d’administration de SOLID (Société des utilisateurs de drogues vivants - http://groups.yahoo.com/group/solidones/). SOLID offre un programme d’échange de seringue ad hoc à Victoria, C.-B. (sans financement). Je siège aussi sur le groupe de travail du conseil de l’hépatite C de la Colombie-Britannique - http://www.bchepcouncil.ca/. Je m’implique aussi dans les enjeux de pauvreté, des sans abri et des personnes handicapées étant donné que je suis une femme qui vit avec un handicap invisible et en pauvreté.

En plus de mon travail avec ces groupes, j’aime lire, regarder la télé, travailler sur l’internet, et dormir. Mon chat et ma tortue aident à infuser du calme dans ma vie autrement occupée.

Christopher Smith
Christopher Smith est un étudiant au doctorat dans un programme joint des universités York et Ryerson en communications et culture. Sa dissertation de recherche examine la relation entre la dépendance, les politiques sur les drogues, et le redéveloppement urbain. Comme membre du groupe aviseur de patients sur la méthadone de l’Ontario, Christopher a récemment été impliqué à établir un des premiers projets pour les travailleurs de soutiens de pairs dans une clinique privée de traitement au métadone dans le centre-ville de Toronto. Basé sur son travail avec comité des espaces publiques de Toronto et avec l’université Anarchist Free, sa recherche portait sur l’investigation du mouvement communautaire urbain et les politiques changeantes sur les espaces publiques. Faisant l’équilibre entre le travail communautaire et le militantisme politique, le travail académique de Christopher tire beaucoup du côté pratique.

Marliss Taylor
Marliss Taylor est gérante du programme Streetworks à Edmonton.. Elle est diplômée en soins infirmiers depuis 1992. Après 11 ans de travail dans les soins intensifs pour adultes et pédiatriques à Régina, Edmonton et San Antonio, elle est déménagée dans l’Arctique, où elle a reçu sa formation et a travaillé comme infirmière praticienne dans les communautés de Kugluktuk et gérante des infirmières à Gjoa Haven, au Nunavut. Elle a travaillé sous contrat en Sibérie. En 1995, elle est retournée à Edmonton comme gérante de programme pour Streetworks et a travaillé dans le domaine de la réduction des méfaits depuis onze ans.

Où nous sommes allés

St. John's NL
St. John's, NL
Halifax, NS
Halifax, NS
Quebec, QC
Quebec, QC
Rouyn-Noranda, QC
Rouyn-Noranda, QC
Ottawa, ON
Ottawa, ON
Winnipeg, MB
Winnipeg, MB
Edmonton, AB
Edmonton, AB
Victoria, BC
Victoria, BC
Whitehorse, YT
Whitehorse, YT